Témoignage de Jean-Marc Priels, psychologue-clinicien et psychothérapeute au Nouveau Centre Primavera

Témoignage de Jean-Marc Priels, psychologue-clinicien et psychothérapeute au Nouveau Centre Primavera

Jean-Marc Priels prend la parole, il est psychologue-clinicien et psychothérapeute au Nouveau Centre Primavera

 

« Primavera compte parmi les plus anciens Services de Santé Mentale à Bruxelles. Le centre existe depuis près de 55 ans. Il est possible d’y rencontrer des psychologues cliniciens, des psychiatres et des assistants sociaux qui écoutent des personnes en difficulté psychique et souvent en situation de précarité. 

Une équipe pluridisciplinaire y propose des entretiens de psychothérapie (psychanalyse, thérapie familiale systémique, hypnose et Approche centrée sur la personne) ainsi qu’un programme de psychologie communautaire qui fait la part belle aux groupes de parole centrés sur la personne.

Un groupe de développement personnel y existe depuis bientôt 25 ans. Des groupes à thèmes se rassemblent autour de sujets tels que les émotions, la solitude, les difficultés relationnelles, le deuil, etc. Un groupe axé sur le bien-être et la relaxation est attentif à la dimension corporelle. Par ailleurs, le centre est étroitement en lien avec les groupes du Réseau des entendeurs de voix (Rev-Belgium) et avec le Funambule.

Last but no least, il y a « Vivra Verra », un groupe d’activité communautaire qui vise à faire des choses ensemble :  théâtre, marche nature, jeux de société, cuisine, etc. Soulignons que toutes ces activités sont proposées à l’initiative des participants.

Dans l’exercice de mes fonctions, je pratique l’Approche centrée sur la personne (ACP). Je veille à créer un cadre sécurisant, dans lequel les personnes retrouvent et s’approprient leurs propres clés pour ouvrir à leur rythme leurs propres portes dans le chemin de vie qui est le leur. Engagement personnel, congruence, considération positive inconditionnelle, compréhension empathique sont des attitudes importantes. Une personne qui perçoit que ces attitudes lui sont offertes avancera vers plus de bien-être et d’épanouissement. C’est la personne écoutée qui détient l’expertise de sa propre vie, elle sait mieux que quiconque ce qui est bon pour elle »

Interview réalisée par Franca Rossi

Interview de Tommy Thiange, coordinateur du Réseau Nomade

Interview de Tommy Thiange, coordinateur du Réseau Nomade

Tommy Thiange prend la parole. Il est le coordinateur du Réseau Nomade, réseau d’associations issues de divers secteurs (santé, santé mentale, précarité, assuétudes et travail du sexe).

« Le Réseau Nomade a été créé en 2001 et est une émanation de l’ASBL DUNE. Des associations des secteurs de la santé mentale, de la précarité et des assuétudes se sont rencontrées pour réfléchir à la manière d’intégrer au mieux les bénéficiaires dans le fonctionnement de leur organisation. Le Réseau rassemble actuellement une quinzaine d’associations impliquées dans la participation des pairs. La diversité des secteurs représentés et des pratiques abordées en font un réseau très éclectique dans son approche. 

 

Nous travaillons à mettre en valeur le travail de nos membres et suivons de près l’actualité de la participation. Il est toujours intéressant d’aller s’inspirer de ce qui se fait ailleurs, par exemple dans les comités de patients d’hôpitaux ou des associations d’usagers dans le domaine des maladies chroniques. On reste curieux et ouvert à tout ce qui peut être mis en place pour intégrer les pairs et valoriser le parcours de chacun. 

 

Nous organisons des événements comme, en septembre dernier, des rencontres sur le thème « Pair aidance et pratiques participatives : le vécu au centre du secteur social-santé ». Une initiative co-organisée avec le SMES et En Route. Il s’agissait d’une première étape qui s’inscrit dans un cycle d’activités programmées durant toute l’année 2021.

 

Quatre fois par an, nous proposons aussi les Midis Nomade, où un intervenant présente un projet participatif et s’en suit un moment de questions-réponses.

Je voudrais aussi mettre en valeur notre site web  qui propose un agenda, des ressources théoriques et un répertoire d’expériences participatives. C’est un outil de communication à part entière, la « colonne vertébrale du réseau ».

 

Nous invitons quiconque qui aurait envie d’échanger ou d’être soutenu, conseillé dans sa démarche de participation à nous contacter !

Et bien sur, n’hésitez pas à nous suivre sur la page Facebook du Réseau Nomade.

Propos recueillis par Franca Rossi

Le trouble bipolaire, qu’est-ce que c’est ?

Le trouble bipolaire, qu’est-ce que c’est ?

Qu’est-ce que le trouble bipolaire? La réponse en vidéo !

Le Docteur Daniel Souery, psychiatre spécialisé dans les troubles bipolaires et responsable à Psypluriel Bruxelles nous donne sa définition et nous parle des dernières recherches en la matière.

Il nous parle également de médication, de psychoéducation, des bienfaits des groupes de parole organisés entre autre par le Funambule et de pair-aidance afin que les personnes vivant avec un trouble bipolaire prennent en charge leur propre trouble afin qu’ils cheminent vers leur propre processus de rétablissement.

Pour en savoir plus :

Suivez nous sur notre page Facebook

et sur notre chaine Youtube

Interview de Yahyâ Hachem Samii , directeur de la Ligue Bruxelloise pour la Santé Mentale asbl

Interview de Yahyâ Hachem Samii , directeur de la Ligue Bruxelloise pour la Santé Mentale asbl

Toujours dans l’intention de faire découvrir les institutions actives dans le secteur de la santé mentale, Yahyâ Hachem Samii , directeur de la « Ligue Bruxelloise pour la Santé Mentale asbl » prend la parole.

« Elle a été créée en 1977 et elle émanait de la Ligue nationale d’hygiène mentale, fondée en 1922. Nous proposons à nos 52 institutions membres un lieu, un carrefour permettant aux acteurs du secteur de la santé mentale et de nombreux autres secteurs (aide à la jeunesse, maisons de repos, justice…) de partager sur leurs pratiques. Nous menons donc un long travail de concertation, notamment par des groupes de travail : adolescence, logopèdes, personnes âgées, assistants sociaux, … Nous organisons aussi des séminaires, des colloques et proposons des publications thématiques.


Nous avons une mission beaucoup plus récente, fédérer les 24 services de santé mentale bruxellois qui dépendent de la Commission communautaire française (COCOF) et établir des liens avec d’autres fédérations, comme les centres de planning, les soins palliatifs, les maisons médicales, les soins à domicile, les services sociaux… Il s’agit donc d’un travail intersectoriel, qui repose sur le partage des constats et l’identification d’enjeux communs.


Nous représentons également nos membres auprès des autorités politiques. Par exemple, nous avons remis un rapport à la COCOF quant à l’impact de la crise sanitaire sur la santé mentale. La situation s’est en effet aggravée durant le deuxième confinement, les différents publics expriment leurs difficultés, la précarité est encore plus présente que lors du premier confinement ».

Interview réalisée par Franca Rossi

POUR EN SAVOIR PLUS :

Page Facebook de la LBSM

Interview de Sylvie Detaille du « Réseau Norwest »

Interview de Sylvie Detaille du « Réseau Norwest »

En Région bruxelloise, les institutions actives dans le secteur de la santé mentale ne manquent pas et présentent une grande diversité.Sylvie Detaille, coordinatrice du Réseau Norwest, prend la parole.

« Nous sommes une des 4 antennes du Réseau santé mentale bruxellois (communément appelé réseau « psy 107 »), avec Rézone, Hermès + et Bruxelles-Est. Notre Réseau a été créé en 2015, à l’initiative de plusieurs professionnels du soin (issus notamment de la clinique Sans Souci et d’une petite dizaine de services ambulatoires), d’usagers et de proches. L’objectif était d’assurer une meilleure coordination des soins et de favoriser l’intégration sociale de personnes souffrant de troubles, en mobilisant les ressources sur un territoire donné.  Les acteurs se sont rendu compte qu’il manquait un lieu d’accueil bas seuil basé sur la participation et l’empowerment et ils ont donc créé le Club Norwest. Tout le monde y est le bienvenu !

Le Réseau comptait au début une quinzaine de partenaires, il y en a maintenant soixante, de différents secteurs. Nous faisons en sorte de mettre en lien les acteurs de première ligne du psycho-médico-social, en organisant des journées d’études, des « déjeuners Réseau », des supervisions et intervisions entre des équipes pluridisciplinaires des maisons médicales et de services spécialisés en santé mentale. Le but est de favoriser au final un dépistage du trouble plus précoce et de permettre une prise en charge plus rapide et coordonnée, si nécessaire.

Nous travaillons aussi à implanter dans les quartiers des espaces de résolution de situations complexes individuelles (« concertations de quartier ») à l’image de ceux développés au sein des conseils locaux de santé mentale en France. 

Pour cela, nous devons rassembler, dans une démarche de travail en réseau, des acteurs spécialisés en santé mentale, des acteurs sociaux et tout autre acteur concerné par l’accompagnement d’une personne (agents de prévention, acteurs du logement, insertion socio-professionnelle, etc.) qui vont analyser les situations spécifiques, pour élaborer des solutions concertées.

Nous voulons que les intervenants sociaux ne soient plus livrés à eux-mêmes et qu’à terme, les personnes puissent recevoir de l’aide adaptée au plus proche de leur milieu de vie. 

Nous travaillons actuellement notamment avec la participation du Funambule, à la mise en place d’un comité des personnes concernées par les troubles de santé mentale afin que les usagers et les proches soient partie intégrante des projets du Réseau. »

                        Interview réalisée par Franca Rossi

POUR EN SAVOIR PLUS:

Page Facebook du Réseau Norwest

Journée internationale des volontaires : le Conseil d’Administration remercie l’équipe !

Journée internationale des volontaires : le Conseil d’Administration remercie l’équipe !

Ce 5 décembre, c’est la Journée internationale des volontaires. En Belgique, ils sont 1,2 millions, dont 400.000 en Fédération Wallonie-Bruxelles. Ces personnes donnent de leur temps pour servir une cause humanitaire, sociale, culturelle, sportive ou récréative.

Le Funambule compte 17 bénévoles, qui s’investissent dans la facilitation des groupes de parole, dans l’organisation d’événements, la réalisation et la valorisation de nos activités et projets, les partenariats, la communication, …

Voici le témoignage de cinq d’entre eux :

cecile p equipe

Cécile P. :

« Je cofacilite le groupe de parole de Namur et des groupes de parole en ligne. Le Funambule m’apporte beaucoup, par la richesse des relations humaines et l’attention, la bienveillance portées envers les personnes vivant avec un trouble bipolaire et les accompagnants. Dans mon écoute téléphonique, je reçois des appels à l’aide urgents, de personnes qui n’ont trouvé que des portes fermées. Je leur ouvre une porte sur une lueur d’espoir et j’apaise leur détresse. J’explique ce qu’est le Funambule, l’importance des groupes de parole »  

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David :

« Mon bénévolat me permet de me sentir mieux, même si je reste toujours très vigilant parce que nous avons une pathologie et qu’il faut en tenir compte. Je ne vois que du positif dans mon implication au Funambule. Je pense qu’il faut être attentifs, dans notre cas, à ne pas en faire trop, à ne pas être exaltés puis chuter. Je suis satisfait des projets que je mets en place, comme par exemple la psychoéducation et la création de petits groupes de parole dans les petites villes ».

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Vincent :

« Je suis cofacilitateur d’un groupe de parole à Namur et cette activité s’accorde bien avec mon attachement à la pair aidance. Je suis très attaché au fait de comprendre le vécu des autres. Mon bénévolat me procure une bonne part de bonheur, cela me permet de mieux accepter mon passé pour aller de l’avant. Au Funambule, il y a une richesse humaine et un soutien mutuel extraordinaires ».

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Stéphane :

« Je suis cofacilitateur du groupe de parole namurois et de groupes de parole en ligne. Je m’occupe de la gestion des comptes, du suivi comptable et suis impliqué dans plusieurs projets. En m’impliquant dans l’association, j’ai voulu rendre ce que le Funambule m’a apporté. Au fur et à mesure de mon rétablissement, j’ai pu remobiliser des compétences. Je suis heureux de faire partie de la famille des bipotes ».

Steve Gravy

Steve :

« Mon bénévolat fait que je me sens utile aux autres, je mets de l’énergie dans des projets, comme la gestion du site web, des tâches de communication, la gestion de dossiers, etc. Je dis toujours qu’on est plus forts, plus puissants ensemble et on déplace des montagnes. Durant ma présidence, pendant trois ans, j’ai fait en sorte de garder l’équipe soudée et de privilégier le dialogue ».

Le Conseil d’Administration remercie chaleureusement tous les membres de l’équipe, qui constitue pour chacun une deuxième famille. Le Funambule vit grâce à votre engagement et votre sens de la fraternité. Merci à tous !