Dialogue Ouvert Finlandais

Dialogue Ouvert Finlandais

Connaissez-vous l’Open Dialogue ou Dialogue Ouvert, cette approche initialement développée en Laponie Occidentale, Nord-Finlande ?

Pour en savoir plus, nous donnons la parole à Alizaris Hublet, une des cinq coorganisatrices d’Open Dialogue en Belgique francophone, « OD for BE ».

« C’est Luc De Bry qui a découvert cette pratique lors d’un séjour en Laponie Occidentale. Il nous a parlé des quatre documentaires de Daniel Mackler sur la guérison de psychose, schizophrénie et bipolarite et traduits en 24 langues. 

L’Open Dialogue Therapy repose sur sept principes de base. D’abord, le premier principe, c’est une aide immédiate, dans les 24 heures qui suivent l’appel téléphonique de demande d’aide, et deux ou trois personnes de l’équipe se rendent à domicile. Le deuxième principe, c’est un accompagnement en réseau impliquant la famille et le réseau social de chaque souffrant.

Troisième principe, la flexibilité et la mobilité : le nombre de personnes présentes en réunion peut fluctuer. Quatrième principe, la responsabilité : c’est toujours la même équipe qui soutiendra le souffrant et sa famille.

Le cinquième principe garantit le support psychologique continu des personnes accompagnées. Le sixième principe, c’est la tolérance de l’incertitude, pas de solution clé-sur-porte. Et enfin, le septième principe : le dialogue et la polyphonie avec une hiérarchie aplatie afin que toutes les voix soient entendues. 

Pour mieux faire connaître l’Open Dialogue Therapy, nous avons co-organisé trois formations de deux jours et la quatrième est pour fin mars 2021. Ces formations s’adressent aux souffrants, aux proches et aux professionnels.
Au total, nous avons accueilli 150 participants, de Belgique, Martinique, France, Maroc et Australie. Nous nous entraînons à l’Open Dialogue trois fois par semaine et, à un stade exploratoire, nous soutenons quelques souffrants. Pour l’instant, huit Belges suivent une formation approfondie à OD. Cette approche est en cours de diffusion dans 20 pays différents ».

Luc De Bry, l’initiateur d’OD for BE, nous a communiqué quelques données qui permettent de mieux mesurer l’impact de cette innovation. Il cite les publications académiques rapportant qu’en 2 à 5 ans de thérapie, il y a 80 à 85% de guérison de psychose, schizophrénie, bipolarité, et pas de rechute.  A peine 17% des patients se voient prescrire des psychotropes.  Et les guéris sont tous dans des études ou un travail à temps plein et payent leurs taxes.

En conclusion de ce dossier, l’ayant vu de ses propres yeux, Luc nous confirme : « En Laponie Occidentale, avec un tel taux de guérison, les lits des hôpitaux psychiatriques sont vides, ce qui est bénéfique autant pour les patients et leurs familles que pour les payeurs d’impôts : La « Open Dialogue Therapy » guérit et coûte vingt fois moins cher que la psychiatrie, en effet ».

Propos recueillis par Franca Rossi

POUR EN SAVOIR PLUS : www.esperances.org

Page Facebook d’Open Dialogue

Le trouble bipolaire, qu’est-ce que c’est ?

Le trouble bipolaire, qu’est-ce que c’est ?

Qu’est-ce que le trouble bipolaire? La réponse en vidéo !

Le Docteur Daniel Souery, psychiatre spécialisé dans les troubles bipolaires et responsable à Psypluriel Bruxelles nous donne sa définition et nous parle des dernières recherches en la matière.

Il nous parle également de médication, de psychoéducation, des bienfaits des groupes de parole organisés entre autre par le Funambule et de pair-aidance afin que les personnes vivant avec un trouble bipolaire prennent en charge leur propre trouble afin qu’ils cheminent vers leur propre processus de rétablissement.

Pour en savoir plus :

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et sur notre chaine Youtube

Mireille, l’une de nos bénévoles est aussi artiste slameuse

Mireille, l’une de nos bénévoles est aussi artiste slameuse

Mireille a fait écouter un de ses slams à notre équipe de bénévoles. Celui-ci parle de son propre trouble bipolaire. C’est tout naturellement que nous avons voulu rendre hommage à son travail.

Vous pouvez cliquer ici pour écouter son slam

Je m’appelle Mireille, ou « Mine de rien » dans le milieu du slam.

J’aime la voix, le son, le ressenti, le choix des mots, la musique, le sens, la poésie…


J’utilise « Le slam » ou le « spoken word poetry » pour extérioriser mes tourments, mes rêves, ma personnalité.

Dans ma sphère, un peu comme dans une boîte à musique : dedans il y a mes rêves, mes voyages intérieurs, mes anciennes pressions qui deviennent, grâce au public, partage, passage, transmission et expression.

J’ai écrit ce texte parce que je suis bipolaire, je connais donc ces hauts d’exaltation et ces bas de dépression très profonde.

J’ai eu 3 grosses crises en tout. Je suis stabilisée, je n’ai pas fait de crise depuis 8 ans.

Je suis tout de même très prudente et je fais attention à maintenir l’hygiène de vie  « la plus saine » possible. Ce qui n’est pas toujours facile.

Le suivi psychologique régulier et médicamenteux est nécessaire pour moi.

M’exprimer m’aide à « faire sortir » des émotions, des blocages , des souvenirs mais aussi des joies et des bonheurs …

Cela m’aide aussi à prendre distance et rencontrer d’autres ressentis d’autres personnes.

Le temps m’aide à relativiser, à mûrir, ainsi que la formation que j’ai effectuée en Pair-aidance à Mons et qui m’a amenée à connaître avec plaisir un peu mieux le funambule.

Voici le texte de mon slam  « spoken word poetry »:



« Tout peut basculer !

Il suffit de permettre à sa vision de changer,

Laisser, laisser les saisons s’enchaîner.

Y a ce qu’on ne doit pas contrôler,

Surtout quand arrive l’hiver.

Faut aussi voir son caractère,

Percevoir autrement. 

Tout peut basculer !

Naturellement.

Le verre plein d’optimisme, 

On peut le regarder ;

Mais ne pas se noyer !

Ni se soûler !

Ni tituber !

Toujours, toujours s’ajuster.

Laisser, laisser les idées s’entrechoquer.

Moi, multiple, changeante, unique et persévérante,

Je me demande, j’attends, j’appelle l’ascenseur d’humeur qui monte parfois jusqu’au ciel.

De temps en temps il reste bloqué.

Faut le secouer,

Sauter,

Appeler du renfort,

Parce qu’il semble mort.

Il est quand même pratique, même s’il a des caprices.

Comme quand je descends dans les abysses,

Mes humeurs jouent aux yoyo

Je suis comme un bébé dans son berceau, qu’on berce … dans son berceau, de bas en haut

Comme un marin, parfois les grandes vagues font chavirer mon bateau.

Avec l’ascension,

La chute,

Le tout lié à mes tripes :

Ma tête, mon cœur, mon corps, on forme une sacré équipe.

Au fond du fond, 

D’un bout à l’autre de l’accordéon,

Il y a la musique,

Loin d’être classique.

Et moi qui marche sur les lignes de la partition

Et qui tente de former une sorte de chanson.

Cette mélodie,

Elle s’appelle … La vie »

Journée internationale des volontaires : le Conseil d’Administration remercie l’équipe !

Journée internationale des volontaires : le Conseil d’Administration remercie l’équipe !

Ce 5 décembre, c’est la Journée internationale des volontaires. En Belgique, ils sont 1,2 millions, dont 400.000 en Fédération Wallonie-Bruxelles. Ces personnes donnent de leur temps pour servir une cause humanitaire, sociale, culturelle, sportive ou récréative.

Le Funambule compte 17 bénévoles, qui s’investissent dans la facilitation des groupes de parole, dans l’organisation d’événements, la réalisation et la valorisation de nos activités et projets, les partenariats, la communication, …

Voici le témoignage de cinq d’entre eux :

cecile p equipe

Cécile P. :

« Je cofacilite le groupe de parole de Namur et des groupes de parole en ligne. Le Funambule m’apporte beaucoup, par la richesse des relations humaines et l’attention, la bienveillance portées envers les personnes vivant avec un trouble bipolaire et les accompagnants. Dans mon écoute téléphonique, je reçois des appels à l’aide urgents, de personnes qui n’ont trouvé que des portes fermées. Je leur ouvre une porte sur une lueur d’espoir et j’apaise leur détresse. J’explique ce qu’est le Funambule, l’importance des groupes de parole »  

david equipe

David :

« Mon bénévolat me permet de me sentir mieux, même si je reste toujours très vigilant parce que nous avons une pathologie et qu’il faut en tenir compte. Je ne vois que du positif dans mon implication au Funambule. Je pense qu’il faut être attentifs, dans notre cas, à ne pas en faire trop, à ne pas être exaltés puis chuter. Je suis satisfait des projets que je mets en place, comme par exemple la psychoéducation et la création de petits groupes de parole dans les petites villes ».

vincent equipe

Vincent :

« Je suis cofacilitateur d’un groupe de parole à Namur et cette activité s’accorde bien avec mon attachement à la pair aidance. Je suis très attaché au fait de comprendre le vécu des autres. Mon bénévolat me procure une bonne part de bonheur, cela me permet de mieux accepter mon passé pour aller de l’avant. Au Funambule, il y a une richesse humaine et un soutien mutuel extraordinaires ».

stephane equipe

Stéphane :

« Je suis cofacilitateur du groupe de parole namurois et de groupes de parole en ligne. Je m’occupe de la gestion des comptes, du suivi comptable et suis impliqué dans plusieurs projets. En m’impliquant dans l’association, j’ai voulu rendre ce que le Funambule m’a apporté. Au fur et à mesure de mon rétablissement, j’ai pu remobiliser des compétences. Je suis heureux de faire partie de la famille des bipotes ».

Steve Gravy

Steve :

« Mon bénévolat fait que je me sens utile aux autres, je mets de l’énergie dans des projets, comme la gestion du site web, des tâches de communication, la gestion de dossiers, etc. Je dis toujours qu’on est plus forts, plus puissants ensemble et on déplace des montagnes. Durant ma présidence, pendant trois ans, j’ai fait en sorte de garder l’équipe soudée et de privilégier le dialogue ».

Le Conseil d’Administration remercie chaleureusement tous les membres de l’équipe, qui constitue pour chacun une deuxième famille. Le Funambule vit grâce à votre engagement et votre sens de la fraternité. Merci à tous !

Interview de Chantal Van Audenhove sur son livre : « Le rétablissement par soi-même : vivre plein d’espoir avec une vulnérabilité psychique »

Interview de Chantal Van Audenhove sur son livre : « Le rétablissement par soi-même : vivre plein d’espoir avec une vulnérabilité psychique »

Chantal Van Audenhove : la genèse du projet d’écriture de son livre.

Elle nous parle de rétablissement qui est un processus et non une finalité. Cette notion de rétablissement ne doit pas être confondue avec une quelconque guérison.

De plus , l’ « empowerment » est un nouveau concept qui encourage l’autonomie et la pleine participation de la personne atteinte d’une souffrance mentale partant du principe qu’elle la mieux placée pour savoir qui peut l’aider à retrouver un nouveau sens à sa vie.