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Interview de Stéphanie Lemestré de Similes Wallonie

Interview de Stéphanie Lemestré de Similes Wallonie

L »ASBL Le Funambule met régulièrement en lumière une association active dans le secteur de la santé mentale. Aujourd’hui, nous donnons la parole à Stéphanie Lemestré, coordinatrice de Similes Wallonie, association de familles et d’amis de personnes atteintes de troubles psychiques.

« Notre mission première est de soutenir l’entourage de ces personnes, via des groupes de parole. Nous en proposons 11 en Wallonie. Ces lieux d’échange  permettent de se confier, de partager des difficultés et de prendre conscience qu’on n’est pas seuls face à la maladie d’un proche.

 

Parmi les problèmes souvent constatés, il y a la non acceptation de cette maladie et l’inquiétude de l’après-parents : que fera la personne atteinte de troubles psychiques quand ils ne seront plus là ?

 

Une autre de nos missions est la formation, à l’attention des familles, auxquelles nous proposons notamment des modules de psychoéducation. Nous nous adressons aussi aux professionnels, comme le personnel des maisons médicales, des hôpitaux, des services d’aide familiale.

 

Nous assurons également la représentation des proches au sein du réseau 107, pour l’amélioration de la qualité des soins. En collaboration avec Similes Vlaanderen, Uilenspiegel et Psytoyens, Similes Wallonie a rédigé un cahier de recommandations à l’attention des professionnels et des autorités politiques.

 

Un chantier de réflexion nous a particulièrement mobilisés ces dernières années : la réalisation d’un memorandum en vue de la reconnaissance d’un statut social spécifique en faveur des personnes atteintes d’un trouble psychique chronique et complexe gravement invalidant.

 

Nous avons une septantaine de bénévoles et environ 300-350 membres cotisants, qui reçoivent notre bimestriel ».

Interview de Franca Rossi

 

EN SAVOIR PLUS : 

Site web de Similes Wallonie

Page facebook de Similes Wallonie 

Retour sur la semaine de la santé mentale 2020

Retour sur la semaine de la santé mentale 2020

Une semaine d’émotions, de rires, de savoirs partagés, qui a mobilisé l’équipe, dans la bonne humeur ! Merci aux participants.

Le 7 octobre, nous étions à Carnières, au centre culturel Le Sablon, pour la projection du documentaire « Troubles bipolaires … D’un extrême à l’autre » de Cécile Tartakovsky. Une cinquantaine de personnes ont pris part à la soirée, qui a donné lieu à de beaux échanges et des témoignages très émouvants.

La semaine de la santé mentale sous le signe du partage

Le 12 octobre, nous avions proposé une matinée consacrée aux troubles bipolaires, avec Docteurs Daniel Souery et Laurence Jeunieaux, tous deux psychiatres, Stéphane Waha, membre de notre équipe, pair aidant et formateur à la pair aidance et François Lejeune, coauteur de « Dans ma tête de bipolaire ».

Là aussi, l’ambiance était détendue et l’assistance très attentive durant la prise de parole de chaque intervenant. Le soir, à Hotton, était projeté le film « La forêt de mon père », de la réalisatrice Vero Cratzborn, avec Ludivine Sagnier, Léonie Souchaud et Alban Lenoir. Ce film, qui traite des troubles psychiques d’un père de famille, est très apprécié du public auquel il est présenté. Et Vero est une fidèle du Funambule.

Franca Rossi

 

Nouveau groupe de parole à Libramont : une première séance très positive

Nouveau groupe de parole à Libramont : une première séance très positive

Le Funambule a mis sur pied un nouveau groupe de parole à Libramont, dans les locaux du Centre de Rééducation Fonctionnelle La Cordée.

Des affiches du Funambule y avaient été apposées pour annoncer le groupe de parole. Claudine Henry, coordinatrice de la plateforme de concertation en santé mentale en province de Luxembourg, en a assuré la promotion. Ce mercredi après-midi, c’était la première rencontre, cofacilitée par deux membres de l’équipe, Cécile et Nathalie. Cécile nous en dit quelques mots :

« Les lieux sont très agréables. Nous avons accueilli cinq participants : un proche, trois personnes diagnostiquées bipolaires et une qui se posait des questions sur le trouble dont elle pourrait être atteinte. Nous avons expliqué ce qu’était la pathologie et chacun s’est livré, dans une ambiance bon enfant, où l’humour était au rendez-vous ».

Merci Cécile et Nathalie, nos ambassadrices en terres ardennaises !

Réseau des Entendeurs de Voix (REV) : des groupes de parole et des informations pour les personnes concernées

Réseau des Entendeurs de Voix (REV) : des groupes de parole et des informations pour les personnes concernées

Le Funambule donne la parole à Claudia Haesaert, Présidente de REV Belgium (Réseau des Entendeurs de Voix), créée en 2014 et membre du Réseau international des entendeurs de voix.

« Dans les années ’70, un psychiatre néerlandais, Marius Romme, avait été interpellé par une de ses patientes, qui lui a dit, en substance : « Je n’apprécie pas la manière dont vous me soignez. Pourriez-vous me soigner en ne prenant pas uniquement en compte mon symptôme mais en vous intéressant au contenu des voix que j’entends ? ». Il a alors commencé à se pencher sur la question et il a mené des études, avec sa consoeur Sandra Escher, sur le phénomène.

 

« Les voix ne sont pas le signe d’une maladie mentale mais un phénomène porteur de sens », Marius Romme.

Ils ont établi que près de 30% de la population mondiale avaient un jour ou l’autre entendu des voix. L’idée qu’il s’agirait de personnes schizophrènes est encore largement répandue.

Ils ont aussi approfondi un des aspects, à savoir le fait que des personnes vivaient très bien le fait d’entendre des voix et le géraient de manière très positive.

Pour aider celles et ceux qui éprouvent plus de difficultés dans l’acceptation, nous avons créé le REV, afin de proposer des groupes d’entraide et de parole (à Bruxelles, Liège, Nivelles, Namur et en Flandre), destinés aux entendeurs de voix, bien sûr, mais aussi dans une vision plus large, aux personnes qui vivent des perceptions hors du commun, inexplicables, comme des visions, des sensations, des odeurs.

Nous tenons ces groupes de parole, facilités par des entendeurs de voix, dans des lieux du secteur de la santé mentale mais éloignés des structures hospitalières. Les participants sont ainsi tout à fait libres de parler de la psychiatrie, en dehors de toute structure, qui freinerait l’expression de leur ressenti.”

Interview de Franca Rossi

EN SAVOIR PLUS

Site officiel du REV 

Page facebook

« Dans ma tête de bipolaire  » de François Lejeune

« Dans ma tête de bipolaire  » de François Lejeune

Découvrez le livre émouvant de François Lejeune sur la bipolarité. Un récit haletant qui embarque le lecteur entre tempête et lumière. 

La bipolarité est un trouble de l’humeur qui engendre des périodes maniaques et des phases dépressives sévères. Le témoignage de François Lejeune (négociant en vin) est écrit par Juliette Lambot (journaliste).

Dominer le soleil, le vent, les nuages… Devenir le roi de la nuit, emporter dans son sillage amis et amantes dans une fête sans fin et sans sommeil… Depuis l’enfance, François a de l’énergie a revendre, un appétit d’expériences qui ne connait pas de limites. Il désire et vit tout intensément. Trop, sans doute.

À 20 ans, alors qu’il passe les examens d’une école hôtelière, son comportement exalté le conduit à l’hôpital psychiatrique. Quelques années plus tard, une seconde crise frappe, le faisant choir d’un état euphorique a un lit de sainte-anne. Le diagnostic s’impose : François est bipolaire. De traitements en rechutes, il n’aura de cesse de lutter contre une maladie qui vous soulève très haut, avant de vous emmener très bas. Une maladie qui le dévaste, lui et ses proches. Une maladie qu’il va surmonter…

Il faut s’accepter, avec ses zones d’ombres et de lumière, nous dit ce récit passionnant, pour comprendre qui l’on est vraiment et avoir la force de tout reconstruire.

Extrait du livre :

« Un jour, j’ai rencontré un homme qui m’a expliqué comme apprivoiser ce mal. Amortir le choc. J’ai mis du temps à le trouver, ce médecin. Avant qu’il ne me sauve, combien de piqûres ? Combien de tranquillisants à doses de cheval ? Combien de cachets et d’internements ? Je ne les compte plus. Combien de souffrance, de larmes, de cris et de douleur infligés aux autres comme à moi-même ? Je préfère ne pas y penser. Heureusement, un jour, j’ai rencontré cet homme. Tout un parcours, une vie, un chemin initiatique à la rencontre de mes démons, de ma fragilité et de ma maladie. Grâce à lui, je me suis accepté tel que j’étais, je me suis soigné et j’ai guéri. C’est cette histoire que je vais vous raconter car il y a toujours de l’espoir quand on accepte la réalité d’une situation. Je m’appelle François Lejeune et je suis bipolaire. »

« Pop & psy – Comment la Pop culture nous aide à comprendre les troubles psychiques » de Jean-Victor Blanc

« Pop & psy – Comment la Pop culture nous aide à comprendre les troubles psychiques » de Jean-Victor Blanc

Résumé du livre « Pop & psy – Comment la Pop culture nous aide à comprendre les troubles psychiques » de Jean-Victor Blanc. 

La représentation des troubles mentaux est généralement erronée et paradoxale. D’un côté, ils exercent une fascination, des tabloïds aux nombreuses œuvres mettant en scène des troubles psychiques ; de l’autre, ils font peur, et leurs approches artistiques, souvent terrifiantes, sont prises pour argent comptant. Fréquemment abordée, la maladie mentale reste pourtant mal comprise.

Se rase-t-on forcément la tête comme Britney Spears lorsqu’on est bipolaire ?
La schizophrénie ressemble-t-elle à un dédoublement de la personnalité façon Black Swan ?


Une série Netflix peut-elle déclencher des suicides ?


Si je prends des antidépresseurs, vais-je me retrouver dans Requiem for a Dream ?