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“La fleur de Patricia” : carnet sur le rétablissement de Pascale Fransolet

“La fleur de Patricia” : carnet sur le rétablissement de Pascale Fransolet

Voici le témoignage de Pascale Fransolet, référente pair-aidante à la Clinique Sans Souci. Elle a publié, avec son institution et l’UMons, un très beau carnet de vulgarisation sur le rétablissement, agrémenté de jolis dessins et intitulé « La fleur de Patricia ».

Après avoir participé aux groupes de parole du Funambule, Pascale Fransolet en a animés et est ensuite devenue présidente de l’association. Elle connaît bien le Funambule et nous transmet un message plein d’émotion :

« Je souffrais de bipolarité et j’ai été parmi les premiers usagers du Funambule. Un soir de 2005, le groupe de parole prend fin. Sylvie, l’animatrice (et présidente à l’époque de l’association), me raccompagne en voiture à la maison…  La jeune maman m’évoque alors cette idée : pourquoi les participants du groupe ne reprendraient pas les rênes de l’association ? Là, je me suis sentie portée. Une si forte confiance ! Une si belle bienveillance !  Sans le savoir, cette jeune femme allait changer ma vie puisque, dès l’instant, je décidais de réfléchir très sérieusement à la question. Un Funambule « pour » et « par », la chic idée… »

Une pair-aidante fidèle au Funambule

Pascale nous est fidèle depuis tant d’années, elle a d’ailleurs parlé de notre recueil de témoignages lors d’une émission de Psylence Radio (Radio Panik). Son passage est à écouter à partir de 52:24 min :

LE DÉVELOPPEMENT PERSONNEL

par radio de Radio Panik : Emission Psylence

Si vous souhaitez la version papier,  vous pouvez envoyer un mail à Pascale p.fransolet(at)gmail.com en mentionnant votre adresse.

Vous pouvez également commander notre recueil de témoignages ici.

Franca Rossi

Appel aux dons pour soutenir nos activités

Appel aux dons pour soutenir nos activités

Le Funambule bénéficie tout au long de l’année de dons effectués par des particuliers qui donnent du sens à notre action. Ils soutiennent ainsi une cause en laquelle ils croient : l’aide aux personnes vivant avec un trouble bipolaire et leurs proches

Nos activités reposent essentiellement sur les groupes de parole, métier de base du Funambule. Depuis le début de la crise sanitaire, nous avons dû nous adapter en proposant des groupes de parole en ligne, qui rencontrent un beau succès. En effet, même si le mode de communication est virtuel, les échanges sont intenses et l’écoute des uns et des autres est au rendez-vous.

Nos projets en cours

Nous avons aussi d’autres projets, comme la création de nouveaux groupes de parole à Bruxelles et en Wallonie, la promotion de notre recueil de témoignages « Au fil de l’humeur – Quotidiens bipolaires », la future mise en place de modules de psychoéducation (pour aider les patients à mieux gérer leur maladie au quotidien), la refonte de notre site web, la révision de nos statuts, …

Le soutien de nos donateurs nous est très précieux et c’est pourquoi nous vous sollicitons afin que vous fassiez un don. Même un petit montant nous fera plaisir car nous savons qu’il viendra du cœur. Quoi de plus important, dans nos vies, que la générosité et la fraternité ?

Mais, que votre soutien soit financier ou moral, il nous motive à poursuivre notre engagement en faveur de nos pairs et de leurs proches.

Merci 

 

Et si on passait les fêtes de fin d’année ensemble ?

Et si on passait les fêtes de fin d’année ensemble ?

Le Funambule vous propose deux moments de partage, via des groupes de parole en ligne, les 24 et 31 décembre, de 16h à 18h.

Les fêtes de fin d’année peuvent être réjouissantes mais peuvent aussi susciter un sentiment de solitude. C’est pourquoi nous vous invitons à partager ces moments ensemble. L’occasion de se voir, même si c’est en mode virtuel, d’échanger et aborder les réveillons avec sérénité. Le Funambule vous propose de vous préparer aux fêtes de fin d’année de manière sympathique et détendue.

Vous connaissez peut-être le principe de ces groupes de parole : écoute, respect, expression libre dans un cadre bienveillant. Si vous n’en avez pas encore fait l’expérience, vous pouvez découvrir ces rencontres conviviales proposées par notre association.

Une touche de festivité

Si vous le souhaitez, vous pouvez agrémenter ce moment en ayant une boisson à vos côtés, ce qui nous permettra de lever un verre à la santé de tous ! Vous pouvez aussi porter un bonnet de père Noël, un pull de Noël, décorer avec une guirlande, bref, personnaliser notre rendez-vous, pour le rendre festif et détendu. Mais, même sans ça, ce sera un bonheur de vous voir à l’écran, de partager des sourires et deux heures de fraternité.

A bientôt ?

En pratique

Merci de vous inscrire via nos formulaires ci-dessous. Vous recevrez ensuite un email avec un lien Google Meet. Il vous suffira de cliquer dessus le jour de ces groupes de parole, à 16h. Vous rejoindrez automatiquement une vidéo-conférence. C’est très simple. Vous ne devez pas disposer d’un compte Google pour y participer. N’hésitez pas à  nous contacter si vous rencontrez des problèmes. Contact

 

 L’équipe du Funambule

Interview de Carine Serano, coordinatrice du soutien et de la proximité à la LUSS

Interview de Carine Serano, coordinatrice du soutien et de la proximité à la LUSS

Présentation des associations actives dans le secteur de la santé. La parole est à Carine Serano, coordinatrice du soutien et de la proximité à la LUSS (Ligue des Usagers des Services de Santé).

« La Luss a été créée il y a 21 ans. A l’époque, on s’est rendu compte que, quand on parlait santé, tout le monde, médecins, mutuelles, était partie prenante dans les discussions, sauf les patients, qui n’avaient pas de représentant.

Une personne en particulier a donné l’impulsion, Micky Fierens, qui participait à un comité de patients dans une maison médicale à Barvaux. Elle a contacté les associations de patients de Bruxelles et Wallonie pour proposer des rencontres. Celles-ci ont été fructueuses et est née l’idée de fonder la LUSS. Elle compte aujourd’hui 80 associations, auxquelles on apporte une aide concrète : mise à disposition de salle, soutien juridique, soutien à la communication, formation sur, par exemple, la gestion des volontaires, la prise de parole en public, etc.

Notre spécificité, c’est que, quand nous nous exprimons, nous transmettons la parole de ces associations, les témoignages des usagers, plutôt que des statistiques. Pour bien représenter les associations, il faut bien les connaître, connaître les personnes qui les composent. Cela nécessite un travail de terrain et de proximité important.

Dans notre mission de représentation, nous avons récemment rencontré des autorités politiques, pour leur présenter un plaidoyer rédigé pendant le premier confinement. Les patients ont exprimé ce qu’ls avaient vécu durant cette période et ont formulé des propositions de changements. En effet, les associations de patients ont été très impactées par la crise sanitaire, sur le plan du volontariat (fatigue, surcharge mentale), la diminution des activités permettant de rassembler des fonds et l’accès à l’outil numérique, qui n’est pas possible pour tous.

Ce qui est important, à nos yeux, c’est de faire vivre ces associations, car quand une association de patients disparaît, c’est un service au citoyen qui disparaît aussi ».

Interview réalisée par Franca Rossi.

Pour en savoir plus:

Page Facebook de la LUSS

Interview d’Audrey Crucifix du CRéSaM

Interview d’Audrey Crucifix du CRéSaM

Régulièrement, Le Funambule met en lumière une association active dans le secteur de la santé mentale. A travers l’interview d’Audrey Crucifix, responsable de projets et chargée de communication au CRéSaM, découvrez le travail de ce centre de Référence en Santé mentale.

« Le CRéSaM est reconnu depuis le 1er janvier 2012 en qualité de « Centre de Référence en Santé Mentale » en Wallonie sur base du décret wallon portant sur l’agrément des services de santé mentale (SSM) et la reconnaissance des centres de référence en santé mentale. Notre objectif est de soutenir l’action des professionnels de la santé mentale et leur intégration dans le réseau de soins du secteur. Il existe 65 SSM agréés en Wallonie.

 

Ces services se caractérisent par le fait qu’ils sont composés d’une équipe pluridisciplinaire : psychiatre, psychologue, assistant(e)social(e), … Plusieurs d’entre eux ont un domaine d’action bien spécifique : les enfants et adolescents, les personnes âgées, les aidants proches, les personnes en exil, les personnes confrontées aux assuétudes, …

 

Parmi nos missions, nous répondons à des demandes adressées par les SSM et les autres acteurs de santé mentale. Elles sont très variées : une aide dans la réalisation d’un projet, l’organisation de formations, de groupes de travail, la mise en place d’une fonction de liaison au sein des SSM…

 

Les SSM et autres acteurs de la santé mentale bénéficient aussi de l’expertise de l’Observatoire des pratiques et initiatives en santé mentale, attentif à ce qui se passe dans le secteur et dont le partage se révèle intéressant. En juin 2020,  une note de l’Observatoire « Vies Numériques » a été publiée. Elle porte sur la thématique de « l’Adolescence, médias sociaux et santé mentale ». 

 

Nous réalisons aussi des recherches sur diverses questions de santé mentale (exil, crise, Usage Problématique des Technologies de l’Information et de la Communication, pauvreté, etc.) »

 

Dans le cadre de notre mission d’information et de sensibilisation, et pour la sixième année consécutive, nous avons organisé la Semaine de la santé mentale, qui favorise la rencontre entre professionnels, entre usagers, associations, … C’est un moment privilégié pour faire réfléchir et sensibiliser sur les pratiques en matière de santé mentale et pour mieux faire connaître les services d’aide et de soins. 

 

L’objectif final de toutes nos actions, c’est que l’offre de soins soit la plus adaptée aux besoins de la population. »

Interview de Franca Rossi

Interview d’Alain Roland de tripolaire.info

Interview d’Alain Roland de tripolaire.info

Dans notre série de publications présentant des acteurs de la santé mentale, nous vous proposons cette fois-ci de découvrir le site Tripolaire.info à travers une interview d’Alain Roland, cheville ouvrière de ce site d’information sur la bipolarité, lancé il y a un an.

« Il y a pas mal d’idées reçues sur les personnes vivant avec un trouble bipolaire, on les considère comme « pas normales », « folles ». Je ressentais le besoin de m’exprimer sur cette question et j’ai écrit une chanson pour évoquer notre souffrance sur ce point en particulier

Puis je me suis dit, avec un groupe d’amis sensibles aux thématiques sociétales, qu’on pourrait mettre cette création artistique dans son contexte et réaliser un site d’information sur les trois états du trouble : dépressif, exalté et l’humeur stable. 

Les gens ont cette image fausse que cette humeur stable n’existe pas dans la bipolarité. On ne parle pas suffisamment de ces phases, que j’appelle des « parenthèses enchantées ». 

« Tripolaire » est un néologisme, il est encore peu utilisé dans le domaine psychiatrique et, quand on fait une recherche Google, on tombe sur les explications relatives à l’électricité.

Nous avons rédigé un premier jet du site et tous les textes ont été relus par un médecin. Nous avons veillé à vérifier toutes les informations publiées, pour que le site soit une véritable ressource documentaire et pas l’expression d’opinions, par définition subjectives. 

Nous avons travaillé avec sérieux mais en toute modestie. Créer ce site nous semblait plus intéressant qu’envoyer des centaines de mails pour faire connaître notre vision des choses. 

Nous l’actualiserons si nécessaire, bien sûr. Jacques Van Rillaert, professeur émérite de psychologie à l’UCL, nous a envoyé le commentaire suivant : « Ce néologisme illustre bien l’utilité que peut avoir la création d’un mot : concrétiser une notion, attirer l’attention, faire réfléchir ».

Alain Roland a réalisé un album « Un autre regard » dont il a écrit les textes et composé la musique.

Un artiste humble et talentueux ! 

Interview réalisée par Franca Rossi