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Interview d’Audrey Crucifix du CRéSaM

Interview d’Audrey Crucifix du CRéSaM

Régulièrement, Le Funambule met en lumière une association active dans le secteur de la santé mentale. A travers l’interview d’Audrey Crucifix, responsable de projets et chargée de communication au CRéSaM, découvrez le travail de ce centre de Référence en Santé mentale.

« Le CRéSaM est reconnu depuis le 1er janvier 2012 en qualité de « Centre de Référence en Santé Mentale » en Wallonie sur base du décret wallon portant sur l’agrément des services de santé mentale (SSM) et la reconnaissance des centres de référence en santé mentale. Notre objectif est de soutenir l’action des professionnels de la santé mentale et leur intégration dans le réseau de soins du secteur. Il existe 65 SSM agréés en Wallonie.

 

Ces services se caractérisent par le fait qu’ils sont composés d’une équipe pluridisciplinaire : psychiatre, psychologue, assistant(e)social(e), … Plusieurs d’entre eux ont un domaine d’action bien spécifique : les enfants et adolescents, les personnes âgées, les aidants proches, les personnes en exil, les personnes confrontées aux assuétudes, …

 

Parmi nos missions, nous répondons à des demandes adressées par les SSM et les autres acteurs de santé mentale. Elles sont très variées : une aide dans la réalisation d’un projet, l’organisation de formations, de groupes de travail, la mise en place d’une fonction de liaison au sein des SSM…

 

Les SSM et autres acteurs de la santé mentale bénéficient aussi de l’expertise de l’Observatoire des pratiques et initiatives en santé mentale, attentif à ce qui se passe dans le secteur et dont le partage se révèle intéressant. En juin 2020,  une note de l’Observatoire « Vies Numériques » a été publiée. Elle porte sur la thématique de « l’Adolescence, médias sociaux et santé mentale ». 

 

Nous réalisons aussi des recherches sur diverses questions de santé mentale (exil, crise, Usage Problématique des Technologies de l’Information et de la Communication, pauvreté, etc.) »

 

Dans le cadre de notre mission d’information et de sensibilisation, et pour la sixième année consécutive, nous avons organisé la Semaine de la santé mentale, qui favorise la rencontre entre professionnels, entre usagers, associations, … C’est un moment privilégié pour faire réfléchir et sensibiliser sur les pratiques en matière de santé mentale et pour mieux faire connaître les services d’aide et de soins. 

 

L’objectif final de toutes nos actions, c’est que l’offre de soins soit la plus adaptée aux besoins de la population. »

Interview de Franca Rossi

Interview d’Alain Roland de tripolaire.info

Interview d’Alain Roland de tripolaire.info

Dans notre série de publications présentant des acteurs de la santé mentale, nous vous proposons cette fois-ci de découvrir le site Tripolaire.info à travers une interview d’Alain Roland, cheville ouvrière de ce site d’information sur la bipolarité, lancé il y a un an.

« Il y a pas mal d’idées reçues sur les personnes vivant avec un trouble bipolaire, on les considère comme « pas normales », « folles ». Je ressentais le besoin de m’exprimer sur cette question et j’ai écrit une chanson pour évoquer notre souffrance sur ce point en particulier

Puis je me suis dit, avec un groupe d’amis sensibles aux thématiques sociétales, qu’on pourrait mettre cette création artistique dans son contexte et réaliser un site d’information sur les trois états du trouble : dépressif, exalté et l’humeur stable. 

Les gens ont cette image fausse que cette humeur stable n’existe pas dans la bipolarité. On ne parle pas suffisamment de ces phases, que j’appelle des « parenthèses enchantées ». 

« Tripolaire » est un néologisme, il est encore peu utilisé dans le domaine psychiatrique et, quand on fait une recherche Google, on tombe sur les explications relatives à l’électricité.

Nous avons rédigé un premier jet du site et tous les textes ont été relus par un médecin. Nous avons veillé à vérifier toutes les informations publiées, pour que le site soit une véritable ressource documentaire et pas l’expression d’opinions, par définition subjectives. 

Nous avons travaillé avec sérieux mais en toute modestie. Créer ce site nous semblait plus intéressant qu’envoyer des centaines de mails pour faire connaître notre vision des choses. 

Nous l’actualiserons si nécessaire, bien sûr. Jacques Van Rillaert, professeur émérite de psychologie à l’UCL, nous a envoyé le commentaire suivant : « Ce néologisme illustre bien l’utilité que peut avoir la création d’un mot : concrétiser une notion, attirer l’attention, faire réfléchir ».

Alain Roland a réalisé un album « Un autre regard » dont il a écrit les textes et composé la musique.

Un artiste humble et talentueux ! 

Interview réalisée par Franca Rossi

« La bipolarité ? Tranches de vie », livre de Vincent de Wouters

« La bipolarité ? Tranches de vie », livre de Vincent de Wouters

Vincent de Wouter, membre de l’asbl Le Funambule témoigne à propos de sa belle et nouvelle expérience d’auteur. Il nous parle de son livre, « La bipolarité ? Tranches de vie », paru aux éditions L’Harmattan.

« Avant de penser à publier ce livre, l’écriture était pour moi un outil thérapeutique qui m’a permis d’accepter les épreuves de la vie, une manière de déposer ma souffrance, comme on le fait aux groupes de parole, pour partager avec les autres et avec moi-même.

J’écrivais déjà depuis 1997 et j’ai pris goût à ce moyen d’expression.. Le 12 décembre 2012, j’ai eu une inspiration très forte, je me suis donc installé devant mon ordinateur et j’ai écrit 95 pages, pendant 24 heures d’affilée.

J’ai laissé ce texte de côté et, en décembre 2018, je me suis dit que ça pouvait faire un bon livre mais à retravailler pour qu’il soit constructif, positif. Il parle des années 1997 à 2012 et, dans la première version, je réglais mes comptes sur les plans professionnel et familial. Sur conseil de personnes qui ont relu le manuscrit, j’ai supprimé certains passages mais, si je ne les avais pas écrits, je ne crois pas que j’aurais pu être dans l’acceptation de ces épreuves.

Maintenant, dans sa version publiée, mon livre est éducatif et informatif, en plus d’être un récit de vie. J’y explique par exemple les différents types de bipolarité. Le lire fera du bien aux personnes directement concernées, à leurs proches mais aussi au lecteur lambda. On parle du trouble bipolaire essentiellement dans des articles, avec une approche moins approfondie du sujet et je crois que témoigner en racontant son vécu dans un ouvrage spécifique peut apporter un plus.

Il sera utile pour mes proches aussi parce que, même s’ils connaissent les événements qui ont marqué ma vie durant cette période de 15 ans, c’est comme si je leur donnais un décodeur pour les aider à mieux comprendre ce qui m’est arrivé.

A la fin de mon livre, je parle de ma vie actuelle, de mes activités au sein du Funambule, pour les personnes bipolaires et leurs proches et à En Route, où je suis pair-aidant.

Je terminerai en disant que tout se passe très bien avec mon éditeur, une large diffusion est programmée dans toute la francophonie et, plus tard, il devrait y avoir une traduction en néerlandais et en anglais. Mon titre au départ était « Tranches de vie d’une bipolarité assumée » mais ils ont trouvé que celui qu’on a choisi est plus accrocheur. Je remercie les personnes qui ont relu mon manuscrit, dont ma maman. Mon père est en train de le lire très discrètement … »

Interview réalisée par Franca Rossi

La ligne téléphonique du Funambule : Cécile Perrad, une oreille humaine à votre écoute

La ligne téléphonique du Funambule : Cécile Perrad, une oreille humaine à votre écoute

Derrière la ligne d’écoute du Funambule, le 0492/567931, Cécile Perrad est à votre écoute, tous les jours. Découvrez sa manière de concevoir sa mission. 

La crise sanitaire et les mesures gouvernementales qu’elle nécessite entraînent une limitation des contacts humains. En cette période difficile pour toutes et tous, particulièrement pour les personnes fragilisées, l’écoute se révèle plus que jamais essentielle.

Malheureusement, nous sommes contraints de restreindre nos activités présentielles, dont nos groupes de parole. Nous proposons des groupes de parole en ligne, cofacilitées par des membres de notre équipe (infos aussi sur notre page Facebook).

Par ailleurs, parmi nous, une bénévole, Cécile Perrad, assure un rôle quotidien d’écoute, avec bienveillance et empathie, dans une totale confidentialité.

Elle explique sa façon de concevoir cette mission :
«Je prends le temps nécessaire, chaque situation est différente, je veille à informer, orienter, conseiller, sans jamais bousculer la personne. Je réalise combien les proches jouent un rôle important dans l’accompagnement. Quand une personne est angoissée au début de l’appel et qu’à la fin de la conversation, elle est plus sereine, je me dis que j’ai été utile ».
Cécile est joignable au 0492/567931. Si vous ne pouvez l’entendre lors de votre appel, laissez-lui un message, elle vous recontactera dans les meilleurs délais. 
Interview de Gabriel Tala, coordinateur de Similes Bruxelles

Interview de Gabriel Tala, coordinateur de Similes Bruxelles

Régulièrement, Le Funambule met en lumière des acteurs clés de la santé mentale. A travers cette interview, découvrez l’asbl Similes Bruxelles, association de familles et d’amis de personnes atteintes de troubles psychiques.

 « Similes Bruxelles a été créée en 1968 avec comme mission de soutenir et informer les familles et les proches. Un proche, ce peut être un ami, mais aussi un voisin, un collègue, tous ceux qui participent à l’environnement social de la personne concernée. 

 

L’activité phare a été et reste les groupes de parole. Nous en avons à Jette, Watermael-Boitsfort, Ixelles et Schaerbeek.

 

Nous proposons également des entretiens psychosociaux et des formations, aux professionnels et aux familles, notamment la psychoéducation.

 

Nous assurons aussi un rôle de représentation de ces familles, par exemple dans le conseil des proches du réseau 107 et au sein d’Interface, interne à la Plateforme de concertation pour la santé mentale de la Région de Bruxelles-Capitale. Nous collaborons avec cette structure régionale ainsi qu’avec la Ligue bruxelloise francophone pour la santé mentale et, bien sûr, avec Similes Wallonie, qui est notre partenaire privilégié.Pour renforcer encore le soutien et l’aide aux familles, nous avons mis sur pied un projet, le Family Home Support (FHS).

Puisqu’il est question aujourd’hui de l’ambulatoire, de la continuité des soins, de la prise en charge dans le cadre de vie, Similes, via le FHS, soutient les familles à domicile. Le FHS, c’est un binôme, constitué d’un Proche Aidant Famille (PAF) et d’un Intervenant Psychosocial de Similes, qui accompagnent les équipes mobiles se rendant au domicile du patient.

 

Pendant que les équipes mobiles s’occupent de cette personne, le binôme aide/soutient la famille, les proches. L’objectif est d’être à leurs côtés, de les renseigner, les informer, les aider et les soutenir au début de la prise en charge de leurs proches malades ou en crise.

 

Nous avons déjà commencé une collaboration avec trois équipes mobiles (Tractor, Tela, Tandem Plus) et quatre familles. Nous espérons que plusieurs équipes mobiles se joindront à ce projet qui vise, en dehors de l’aide et du soutien aux familles, la prise en compte de l’impact de la difficulté psychique du proche sur la famille et l’entourage ».

Interview de Franca Rossi

EN SAVOIR PLUS :

Interview de Stéphanie Lemestré de Similes Wallonie

Interview de Stéphanie Lemestré de Similes Wallonie

L »ASBL Le Funambule met régulièrement en lumière une association active dans le secteur de la santé mentale. Aujourd’hui, nous donnons la parole à Stéphanie Lemestré, coordinatrice de Similes Wallonie, association de familles et d’amis de personnes atteintes de troubles psychiques.

« Notre mission première est de soutenir l’entourage de ces personnes, via des groupes de parole. Nous en proposons 11 en Wallonie. Ces lieux d’échange  permettent de se confier, de partager des difficultés et de prendre conscience qu’on n’est pas seuls face à la maladie d’un proche.

 

Parmi les problèmes souvent constatés, il y a la non acceptation de cette maladie et l’inquiétude de l’après-parents : que fera la personne atteinte de troubles psychiques quand ils ne seront plus là ?

 

Une autre de nos missions est la formation, à l’attention des familles, auxquelles nous proposons notamment des modules de psychoéducation. Nous nous adressons aussi aux professionnels, comme le personnel des maisons médicales, des hôpitaux, des services d’aide familiale.

 

Nous assurons également la représentation des proches au sein du réseau 107, pour l’amélioration de la qualité des soins. En collaboration avec Similes Vlaanderen, Uilenspiegel et Psytoyens, Similes Wallonie a rédigé un cahier de recommandations à l’attention des professionnels et des autorités politiques.

 

Un chantier de réflexion nous a particulièrement mobilisés ces dernières années : la réalisation d’un memorandum en vue de la reconnaissance d’un statut social spécifique en faveur des personnes atteintes d’un trouble psychique chronique et complexe gravement invalidant.

 

Nous avons une septantaine de bénévoles et environ 300-350 membres cotisants, qui reçoivent notre bimestriel ».

Interview de Franca Rossi

 

EN SAVOIR PLUS : 

Site web de Similes Wallonie

Page facebook de Similes Wallonie