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Le trouble bipolaire, qu’est-ce que c’est ?

Le trouble bipolaire, qu’est-ce que c’est ?

Qu’est-ce que le trouble bipolaire? La réponse en vidéo !

Le Docteur Daniel Souery, psychiatre spécialisé dans les troubles bipolaires et responsable à Psypluriel Bruxelles nous donne sa définition et nous parle des dernières recherches en la matière.

Il nous parle également de médication, de psychoéducation, des bienfaits des groupes de parole organisés entre autre par le Funambule et de pair-aidance afin que les personnes vivant avec un trouble bipolaire prennent en charge leur propre trouble afin qu’ils cheminent vers leur propre processus de rétablissement.

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Journée internationale des volontaires : le Conseil d’Administration remercie l’équipe !

Journée internationale des volontaires : le Conseil d’Administration remercie l’équipe !

Ce 5 décembre, c’est la Journée internationale des volontaires. En Belgique, ils sont 1,2 millions, dont 400.000 en Fédération Wallonie-Bruxelles. Ces personnes donnent de leur temps pour servir une cause humanitaire, sociale, culturelle, sportive ou récréative.

Le Funambule compte 17 bénévoles, qui s’investissent dans la facilitation des groupes de parole, dans l’organisation d’événements, la réalisation et la valorisation de nos activités et projets, les partenariats, la communication, …

Voici le témoignage de cinq d’entre eux :

cecile p equipe

Cécile P. :

« Je cofacilite le groupe de parole de Namur et des groupes de parole en ligne. Le Funambule m’apporte beaucoup, par la richesse des relations humaines et l’attention, la bienveillance portées envers les personnes vivant avec un trouble bipolaire et les accompagnants. Dans mon écoute téléphonique, je reçois des appels à l’aide urgents, de personnes qui n’ont trouvé que des portes fermées. Je leur ouvre une porte sur une lueur d’espoir et j’apaise leur détresse. J’explique ce qu’est le Funambule, l’importance des groupes de parole »  

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David :

« Mon bénévolat me permet de me sentir mieux, même si je reste toujours très vigilant parce que nous avons une pathologie et qu’il faut en tenir compte. Je ne vois que du positif dans mon implication au Funambule. Je pense qu’il faut être attentifs, dans notre cas, à ne pas en faire trop, à ne pas être exaltés puis chuter. Je suis satisfait des projets que je mets en place, comme par exemple la psychoéducation et la création de petits groupes de parole dans les petites villes ».

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Vincent :

« Je suis cofacilitateur d’un groupe de parole à Namur et cette activité s’accorde bien avec mon attachement à la pair aidance. Je suis très attaché au fait de comprendre le vécu des autres. Mon bénévolat me procure une bonne part de bonheur, cela me permet de mieux accepter mon passé pour aller de l’avant. Au Funambule, il y a une richesse humaine et un soutien mutuel extraordinaires ».

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Stéphane :

« Je suis cofacilitateur du groupe de parole namurois et de groupes de parole en ligne. Je m’occupe de la gestion des comptes, du suivi comptable et suis impliqué dans plusieurs projets. En m’impliquant dans l’association, j’ai voulu rendre ce que le Funambule m’a apporté. Au fur et à mesure de mon rétablissement, j’ai pu remobiliser des compétences. Je suis heureux de faire partie de la famille des bipotes ».

Steve Gravy

Steve :

« Mon bénévolat fait que je me sens utile aux autres, je mets de l’énergie dans des projets, comme la gestion du site web, des tâches de communication, la gestion de dossiers, etc. Je dis toujours qu’on est plus forts, plus puissants ensemble et on déplace des montagnes. Durant ma présidence, pendant trois ans, j’ai fait en sorte de garder l’équipe soudée et de privilégier le dialogue ».

Le Conseil d’Administration remercie chaleureusement tous les membres de l’équipe, qui constitue pour chacun une deuxième famille. Le Funambule vit grâce à votre engagement et votre sens de la fraternité. Merci à tous !

“La fleur de Patricia” : carnet sur le rétablissement de Pascale Fransolet et avec l’ASBL « En Route »

“La fleur de Patricia” : carnet sur le rétablissement de Pascale Fransolet et avec l’ASBL « En Route »

Voici le témoignage de Pascale Fransolet, référente pair-aidante à la Clinique Sans Souci. Elle a publié, avec son institution, l’ASBL « En Route » et l’UMons, un très beau carnet de vulgarisation sur le rétablissement, agrémenté de jolis dessins et intitulé « La fleur de Patricia ».

Après avoir participé aux groupes de parole du Funambule, Pascale Fransolet en a animés et est ensuite devenue présidente de l’association. Elle connaît bien le Funambule et nous transmet un message plein d’émotion :

« Je souffrais de bipolarité et j’ai été parmi les premiers usagers du Funambule. Un soir de 2005, le groupe de parole prend fin. Sylvie, l’animatrice (et présidente à l’époque de l’association), me raccompagne en voiture à la maison…  La jeune maman m’évoque alors cette idée : pourquoi les participants du groupe ne reprendraient pas les rênes de l’association ? Là, je me suis sentie portée. Une si forte confiance ! Une si belle bienveillance !  Sans le savoir, cette jeune femme allait changer ma vie puisque, dès l’instant, je décidais de réfléchir très sérieusement à la question. Un Funambule « pour » et « par », la chic idée… »

Une pair-aidante fidèle au Funambule

Pascale nous est fidèle depuis tant d’années, elle a d’ailleurs parlé de notre recueil de témoignages lors d’une émission de Psylence Radio (Radio Panik). Son passage est à écouter à partir de 52:24 min :

LE DÉVELOPPEMENT PERSONNEL

par radio de Radio Panik : Emission Psylence

Si vous souhaitez la version papier,  vous pouvez envoyer un mail à Pascale en mentionnant votre adresse.

Vous pouvez également commander notre recueil de témoignages ici.

Franca Rossi

« Apprendre à vivre avec des troubles bipolaires », guide gratuit

« Apprendre à vivre avec des troubles bipolaires », guide gratuit

Dans ce PDF de 78 pages, vous trouverez des réponses aux questions fréquemment posées concernant les troubles bipolaires. Il est destiné aux personnes vivant avec un troubles bipolaire et leurs proches.

  • Est-ce que je souffre de troubles bipolaires ?

  • J’apprends que je suis atteint de troubles bipolaires : que va-t-il se passer ?

  • Comment aider la personne souffrant de troubles bipolaires ?

  • Qu’est-ce que la psychoéducation ?

Ce guide pratique vous permettra de prendre les commandes par rapport à cette maladie. Vous y trouverez également des fiches détachables.

Edité par Bristol-Myers Squibb Company et Otsuka Pharmaceutical Europe, Ltd.

Pour les proches

Pour les proches

Douze conseils aux proches d’une personne atteinte d’un trouble de l’humeur:

Ce texte est extrait du livre Le Miroir de Janus (Comprendre et soigner la dépression et la maniaco-dépression) de Sami Paul Tawil.

Voici douze comportements (que faire ou ne pas faire) à adopter si un proche souffre de dépression, de maniaco-dépression ou d’un autre trouble de l’humeur :

1. Ne considérez pas cette affection comme une tare familiale ou un motif de honte. Tout comme le diabète, les troubles de l’humeur sont pour une partie de nature biochimique, et peuvent également être traités.

2. Ne harcelez pas ou ne sermonnez pas le patient. Il y a de fortes chances qu’il se soit déjà dit tout ce que vous pourriez lui dire. Il écoutera une petite partie de votre discours et rejettera le reste. Si vous agissez ainsi, vous augmenterez son sentiment de solitude, ou le forcerez à promettre des choses impossibles, comme : « J’irai mieux demain ».

3. Evitez de vous positionner comme « meilleur » que le patient, ou au contraire comme un « martyr ». On peut donner cette impression sans prononcer une seule parole. Une personne atteinte d’un trouble de l’humeur possède une sensibilité émotionnelle exacerbée. Cela lui permet de juger l’attitude des autres à son égard davantage par les actes (même les plus infimes) que par les mots.

4. Bannissez tout chantage affectif. Comme le patient ne peut absolument pas contrôler sa souffrance, cela ne fera qu’augmenter sa culpabilité. Le chantage affectif équivaut à lui dire : « Si tu m’aimais, tu n’aurais pas de diabète. »

5. Evitez de recourir à la menace, à moins d’être certain de la mettre à exécution. Bien entendu, il y a des périodes où une action spécifique est indispensable pour protéger les enfants ou les adolescents, voire les adultes. Mais une menace vaine incitera le patient à sentir que vous ne pensez pas et ne faites pas ce que vous dites.

6. Si le patient prend de la drogue ou de l’alcool, ne les lui enlevez pas brutalement et ne les cachez pas. Généralement, cela provoquera chez lui un état d’aggressivité ou de dépression. Au bout du compte, s’il ne peut pas se passer de toxiques, il trouvera toujours de nouveaux moyens d’engager une relation de force.

7. Cependant, si l’abus de drogue ou d’alcool pose un réel problème, ne laissez pas le patient vous persuader d’en prendre en même temps que lui, sous prétexte qu’il en consommerait moins. Cela marche rarement. De plus, quand vous « pardonnez » la
prise de toxiques, cela risque de pousser le patient à retarder sa recherche d’une autre solution à ses difficultés.

8. Ne prenez pas ombrage de la méthode que choisit le patient pour se remettre d’aplomb. Une idée reçue veut que l’amour de la famille et des proches suffise, et puisse remplacer une thérapie extérieure. Le patient est souvent beaucoup plus motivé pour reconquérir l’estime de soi que pour reprendre ses responsabilités familiales. Vous pouvez donc vous sentir « frustré » quand il se tourne vers d’autres pour obtenir un soutien. Mais jalouseriez-vous son médecin généraliste ou son dentiste ?

9. N’espérez pas un rétablissement immédiat et complet. Beaucoup de maladies sont suivies d’une période de convalescence. Il peut y avoir des rechutes, ainsi que des moments de tension et de ressentiment.

10. N’essayez pas de protéger le patient de situations vous semblant potentiellement à risque dépressif, ou stressantes. L’une des meilleures façons pour qu’il prenne la fuite est d’agir comme si vous vouliez qu’il dépende entièrement de lui. Il doit apprendre par lui-même ce qui lui convient, en particulier en société.

11. Ne faites pas pour l’autre ce qu’il peut faire seul. Vous ne pouvez pas prendre ses médicaments à sa place, ni ressentir ce qu’il ressent. Et vous ne pouvez pas résoudre ses problèmes à sa place. Ne tentez pas de faire disparaître les problèmes avant que le patient n’ait à les affronter, à les résoudre, ou à en souffrir.

12. Offrez de l’amour, du soutien et de la compréhension pendant la période de rétablissement, quelle que soit la méthode employée par le patient. Ainsi certains choisissent de prendre des médicaments, d’autres pas. Exprimer une désapprobation sur la méthode choisie renforcera chez l’autre l’impression que tout ce qu’il fait est mal.