Un site riche en informations pour les personnes en situation de handicap

Un site riche en informations pour les personnes en situation de handicap

Vous vivez avec un handicap ? Un nouveau site vous propose une mine d’informations sur les aides possibles dont vous pouvez bénéficier. Martine Delchambre, chargée de projets dans l’équipe concertation de la LUSS (Ligue des Usagers des Services de Santé), principalement en charge des thématiques handicap et maladies rares, nous en parle.

« Nous avions mené une enquête, fin 2018, auprès de personnes en situation de handicap. Les résultats de cette étude ont montré qu’elles étaient très peu informées de leurs droits et des aides dont elles pouvaient bénéficier. La réflexion sur la façon de pallier cela a commencé mi-2020, avec l’ASPH, l’Association Socialiste pour la Personne Handicapée. En octobre 2020, nous avons contacté les associations de patients concernées par le handicap et une première réunion s’est tenue mi-décembre avec les associations qui souhaitaient contribuer à ce travail.

 

Il en est ressorti la nécessité d’avoir des dépliants et un site qui traitent des droits financiers et des aides individuelles (adaptation de l’habitation, de la voiture, aide pour les enfants, …). Il existe différentes aides en fonction de l’âge, il fallait donc faire l’inventaire des informations à publier sur le site. L’information n’est évidemment pas exhaustive car la matière est dense. Une chose que les personnes concernées ne réalisent pas, c’est qu’un refus de la Direction Générale pour la Personne Handicapée (DGPH) ne conditionne pas le fait de recevoir une aide auprès de l’AVIQ (Wallonie) ou de Phare (Bruxelles). De plus, des recours existent. Par ailleurs, quand on va se faire évaluer par la DGPH, on peut être accompagné car le stress peut faire qu’on ne dit pas tout ce qu’on devrait exprimer quant à ses difficultés.

 

Ce nouvel outil vise aussi à informer les personnes en situation de handicap sur le fait qu’il existe des personnes pouvant les aider à remplir les documents pour la DGPH, l’AVIQ ou PHARE et pouvant également les informer sur toutes les possibilités d’aide. Ces personnes sont, par exemple, les Handicontacts, les assistants sociaux des mutuelles et des CPAS. On a aussi voulu mettre en valeur les associations de patients, qui peuvent apporter une aide morale, un soutien, de bons conseils ».

http://jaidesdroits.be/

Propos recueillis par Franca Rossi

 

Santé mentale : un numéro vert d’entraide et de soutien

Santé mentale : un numéro vert d’entraide et de soutien

La Plateforme Bruxelloise pour la Santé Mentale, qui regroupe une quarantaine d’institutions et professionnels, dispose désormais d’un numéro d’appel, gratuit et anonyme. Une très belle initiative dont nous parle Olivier De Gand, coordinateur usagers et proches de la plateforme.

« Nous avons commencé à réfléchir sur ce projet durant le second semestre 2020. On recevait souvent des demandes d’orientation ou d’informations, générales ou juridiques. On a donc constitué un petit groupe pour démarrer ce nouveau service aux personnes. Une dizaine d’usagers et proches d’Interface assurent le rôle de répondants depuis le 1er juillet. Nous avons reçu pour l’instant une trentaine d’appels, principalement des demandes d’informations. Quand les appelants sont en détresse, on réoriente vers d’autres partenaires comme Prévention Suicide, les équipes mobiles, Télé-Accueil…. Ce numéro vert répond à une recommandation faite au niveau fédéral par des usagers et proches pour bénéficier d’un service plus centralisé. Notre initiative vient compléter notre répertoire en santé mentale (www.santementale.brussels), qui permet de s’informer sur l’offre de soins à Bruxelles.

Pour faire connaître le numéro vert, on a utilisé nos canaux de communication (site, newsletter, page Facebook) et on a diffusé des affichettes dans les stations de métro et les mutuelles, notamment. Avec celles-ci, des collaborations sont envisagées, par exemple pour afficher le numéro sur les écrans des salles d’attente. On a aussi diffusé des affiches et des flyers auprès des médecins généralistes et pharmaciens. On cherche des représentants de firmes pharmaceutiques, habitués aux contacts avec les pharmacies, pour qu’ils jouent un rôle de relais. Nous souhaitons collaborer avec les associations partenaires, dans une optique de complémentarité et d’échange de bonnes pratiques. Ce sera le cas avec le Funambule. Nous voulons également renforcer la coordination et la gestion des appels avec une personne qui coordonnera cette ligne téléphonique.

Propos recueillis par Franca Rossi

Affiche
Le groupe de parole de Namur reprend en septembre

Le groupe de parole de Namur reprend en septembre

Bonne nouvelle ! Le groupe de parole de Namur reprendra ce lundi 6 septembre de 15 h à 17 h. Pour les habitués, notez bien cette nouvelle adresse : ans les locaux de la LUSS (Ligue des Usagers des Services de Santé), situés avenue Sergent Virthoff 123 à 5000 Namur.

Transports : au départ de la gare de Namur, bus 27, arrêt Namur-Expo, puis environ 5-10 minutes à pied. Si vous venez en voiture, stationnement gratuit aisé face au bâtiment de la LUSS.

Nous avons hâte de vous y retrouver !

La DH en parle ici.

Tournai : un nouveau groupe de parole

Tournai : un nouveau groupe de parole

NOUVEAU !

Nous vous retrouvez désormais chaque premier mardi du mois à Tournai !

Rendez-vous ce 7 septembre à 17h30 pour le tout premier groupe de parole tournaisien.

Les groupes de parole du Funambule sont destinés aux personnes vivant avec un trouble bipolaire ainsi qu’à leurs proches.

Retrouvez-nous à Tournai chaque premier mardi du mois de 17h30 à 19h30.

 

 

 

En savoir plus sur les groupes de parole du Funambule.

groupe parole liège funambule

Adresse :

La Maison des Associations et de l’Événementiel

25 rue de la Wallonie

7500 Tournai

( Arrêt de bus Dôme ou Beffroi )

Prochaines dates :

Ils ont lieu chaque 1er mardi du mois de 17h30 à 19h30 (accueil dès 17h15)

7 septembre 2021

5 octobre 2021

 16 novembre 2021

Inscription obligatoire :

0470 35 69 70 (David)

Logo Bulle d'OxyGem
Le Funambule lance son module de psychoéducation à Bruxelles

Le Funambule lance son module de psychoéducation à Bruxelles

Les troubles bipolaires rythment votre quotidien ? Quand les semaines ressemblent à des montagnes russes, quand l’humeur joue au yo-yo… On ne va pas se mentir : c’est difficile. Tant pour la personne qui souffre de la bipolarité que son entourage. Pour vous aider, nous avons mis en place un module de psychoéducation, en collaboration avec deux psychiatres, Dr Laurence Jeunieaux et Dr Daniel Souery.

Dans un mois, Jette accueillira le tout nouveau programme de psychoéducation du . Pour en parler, nous avons fait appel à Sarah Louis, psychologue clinicienne, qui animera les 9 séances avec Steve Gravy, bénévole du Funambule.

La psychoéducation, c’est quoi ?

C’est un programme d’apprentissage à la gestion d’une situation spécifique : ici le trouble bipolaire.

Cet apprentissage va se réaliser au cours de séances interactives durant lesquelles les animateurs vont développer :

  • L’échange d’avis et d’expériences entre les participants ;
  • Des informations théoriques apportées par les animateurs ;
  • La réalisation d’exercices permettant l’intégration des connaissances et expériences.

Au terme de ce programme, chaque participant aura constitué un dossier de bipolarité, contenant les outils et informations qui lui permettront de gérer sa maladie de la façon la plus autonome possible.

La psychoéducation a principalement comme but de prévenir les rechutes en rendant les personnes vivant avec un trouble bipolaire véritablement actrices et expertes de leurs soins. Elle permet également une rencontre profonde avec soi-même ainsi qu’avec d’autres personnes traversant les mêmes épreuves. L’objectif de ce module n’est pas d’imposer une expertise et des théories, mais d’offrir aux participants la possibilité de comprendre leur propre fonctionnement.

À qui s’adresse la psychoéducation ?

La psychoéducation s’adresse à l’ensemble des patients, mais également aux proches (conjoint, famille, amis). Elle peut être mise en place dès le premier épisode, en période de stabilisation mais également à la fin d’une hospitalisation.

Sarah Louis

Psychologue clinicienne

En quoi peut-elle aider une personne atteinte de troubles bipolaires ?

Les objectifs principaux pour les participants sont d’une part, mieux connaître et comprendre le trouble bipolaire avec ses symptômes, ses traitements, ses possibilités d’évolution. Et d’autre part, permettre d’adopter des stratégies personnelles efficaces pour lutter contre les rechutes, les conséquences personnelles, familiales et sociales de la maladie.

Steve Gravy

Pair-aidant

Outre la volonté d’apporter des informations théoriques et pratiques, ces séances souhaitent également déstigmatiser ce trouble en offrant la possibilité de comprendre plus en profondeur les ses mécanismes sous-jacents. Elle apporte également un espace de libre parole, de non-jugement et d’empathie où les participants sont amenés à se dévoiler, dans toute leur singularité. En effet, je reste persuadée que c’est la parole des participants qui va avoir un réel impact sur les autres, et pas seulement les informations théoriques qu’ils peuvent recevoir.

Sarah Louis

Psychologue clinicienne

La psychoéducation peut-elle remplacer un suivi médical ?

Alors non, la psychoéducation ne souhaite pas se substituer à un suivi médical. Elle souhaite avant tout vulgariser les mécanismes des différents traitements afin d’augmenter la compliance à ceux-ci. Les soins des troubles bipolaires s’appuient sur l’adoption d’un mode de vie sain et régulier ainsi que la combinaison des différentes stratégies telles que les prescriptions médicamenteuses et les psychothérapies.

Sarah Louis

Psychologue clinicienne

Non, c’est un complément au suivi médical pour devenir le propre spécialiste de son propre trouble bipolaire. Toutefois, l’encadrement médical d’un professionnel de la santé mentale reste primordial.

Steve Gravy

Pair-aidant

En tant que professionnelle de la santé mentale/pair-aidant, que vas-tu apporter aux personnes qui participeront aux modules ?

Je suis très heureuse de coanimer ces séances avec Steve. J’envisage celles-ci comme des rencontres bilatérales où nous apprendrons de séance en séance à se découvrir via les interactions avec chaque membre du groupe. Je ne souhaite pas me positionner en tant que « professionnelle de la santé mentale » car la véritable expertise se trouve dans l’expérience du trouble en lui-même. Je pense néanmoins pouvoir apporter des touches théoriques et pratiques tout en restant garante d’un cadre d’échange bienveillant et libérateur pour quiconque souhaite participer à ces séances.

Sarah Louis

Psychologue clinicienne

Je peux apporter le partage de mon expérience de vécu. Je vis moi-même avec un trouble bipolaire et je propose ce type de programme en tant que pair-aidant. J’ai eu l’occasion de prendre du recul par rapport à mon propre trouble et, dans ce sens, je suis à même d’« utiliser » mon histoire personnelle comme outil de soins pour mes autres « bipotes ».

Steve

Pair-aidant

Modalités

Calendrier des séances

 

  • 22/09/21 – Séance 1 : Présentation du programme, la psychoéducation et le diagnostic des troubles bipolaires.
  • 06/10/21 – Séance 2 : vulnérabilité aux troubles bipolaires
  • 20/10/21 – Séance 3 : La manie, l’hypomanie et les états mixtes
  • 03/11/21 – Séance 4 : Les états dépressifs
  • 17/11/21 – Séance 5 : Normothymie et la détection précoce des nouveaux épisodes
  • 01/12/21 – Séance 6 : Moodcompanion et introduction aux traitements pharmacologiques
  • 15/12/21 – Séance 7 : Comorbidités et prises en charge psychothérapeutique
  • 12/01/22 – Séance 8 : Vivre au quotidien avec le trouble bipolaire
  • 26/01/22 – Séance 9 : Conclusion du programme et entretien d’évolution

Inscriptions clôturées

Notre module de psychoéducation est victime de son succès et est déjà complet !

 

Pour être tenu(e) informé(e) de notre prochain module, abonnez-vous à notre newsletter ou suivez-vous sur Facebook !

 

Sarah Louis a réalisé son mémoire sur la stigmatisation et s’était alors rapprochée du Funambule, nous en parlions ici.

Cycle de séances d’information et d’échanges

Cycle de séances d’information et d’échanges

Le Funambule s’associe au Réseau107 du Brabant wallon et d’autres partenaires pour lancer en septembre des séances d’information et d’échanges autour de la bipolarité

Le cycle est gratuit, mais l’inscription obligatoire. Ne tardez pas, les places sont limitées. Retrouvez toutes les infos ici !

Un duo d'animateurs complémentaires

Cécile Perrad, notre bénévole à la ligne d’écoute, et le Dr Gillain, psychiatre et chef du service de psychiatrie de la Clinique St-Pierre d’Ottignies co-animeront ce cycle d’information et d’échanges sur la bipolarité. Comment Cécile envisage-t-elle ce projet ?

Cécile, tu vas coanimer les conférences-débats avec le docteur Gillain. C’est important pour toi d’y prendre part ?

Très important. J’assure le service d’écoute téléphonique du Funambule et
cela m’a permis de constater combien il était nécessaire de donner des
informations sur la maladie, tant pour les personnes bipolaires que pour les
accompagnants.
Je lis beaucoup, d’articles, des livres, je visionne des vidéos, pour en
connaître toujours plus.
Le fait de bien informer permet aux appelants une prise de conscience et
donne de l’espoir. Les personnes qui me téléphonent se rendent compte
qu’elles peuvent s’en sortir et qu’il n’y a pas que l’aspect médical dans le
rétablissement, mais aussi l’hygiène de vie et d’autres outils, comme la
psychoéducation.

Lors de ces conférences-débats à Ottignies, tu vas témoigner à propos du
vécu et du quotidien des personnes bipolaires…

Je serai une personne ressource, une porte-parole, en quelque sorte, de
toutes celles et tous ceux qui souffrent et font des efforts pour atteindre un
rétablissement. Les groupes de parole du Funambule remplissent un grand
rôle dans ce processus.

Tu seras donc la voix du Funambule lors de ces six rencontres…

Notre association assure une mission très appréciable à Bruxelles et en
Wallonie. Au téléphone, j’ai de plus en plus de retours de personnes qui me
disent qu’elles ont été envoyées par leur médecin, leur psychiatre, leur
psychologue. Le Funambule est de plus en plus connu et je m’en réjouis.

Merci Cécile !

 

Propos recueillis par Franca Rossi.