Cycle de séances d’information et d’échanges

Cycle de séances d’information et d’échanges

Le Funambule s’associe au Réseau107 du Brabant wallon et d’autres partenaires pour lancer en septembre des séances d’information et d’échanges autour de la bipolarité

Le cycle est gratuit, mais l’inscription obligatoire. Ne tardez pas, les places sont limitées. Retrouvez toutes les infos ici !

Un duo d'animateurs complémentaires

Cécile Perrad, notre bénévole à la ligne d’écoute, et le Dr Gillain, psychiatre et chef du service de psychiatrie de la Clinique St-Pierre d’Ottignies co-animeront ce cycle d’information et d’échanges sur la bipolarité. Comment Cécile envisage-t-elle ce projet ?

Cécile, tu vas coanimer les conférences-débats avec le docteur Gillain. C’est important pour toi d’y prendre part ?

Très important. J’assure le service d’écoute téléphonique du Funambule et
cela m’a permis de constater combien il était nécessaire de donner des
informations sur la maladie, tant pour les personnes bipolaires que pour les
accompagnants.
Je lis beaucoup, d’articles, des livres, je visionne des vidéos, pour en
connaître toujours plus.
Le fait de bien informer permet aux appelants une prise de conscience et
donne de l’espoir. Les personnes qui me téléphonent se rendent compte
qu’elles peuvent s’en sortir et qu’il n’y a pas que l’aspect médical dans le
rétablissement, mais aussi l’hygiène de vie et d’autres outils, comme la
psychoéducation.

Lors de ces conférences-débats à Ottignies, tu vas témoigner à propos du
vécu et du quotidien des personnes bipolaires…

Je serai une personne ressource, une porte-parole, en quelque sorte, de
toutes celles et tous ceux qui souffrent et font des efforts pour atteindre un
rétablissement. Les groupes de parole du Funambule remplissent un grand
rôle dans ce processus.

Tu seras donc la voix du Funambule lors de ces six rencontres…

Notre association assure une mission très appréciable à Bruxelles et en
Wallonie. Au téléphone, j’ai de plus en plus de retours de personnes qui me
disent qu’elles ont été envoyées par leur médecin, leur psychiatre, leur
psychologue. Le Funambule est de plus en plus connu et je m’en réjouis.

Merci Cécile !

 

Propos recueillis par Franca Rossi.

1 000 bornes pour la santé mentale, en marche !

1 000 bornes pour la santé mentale, en marche !

Le dimanche 20 juin marquait le coup d’envoi de la Grande marche pour la santé mentale et le bien-être : 21 étapes à travers Bruxelles et la Wallonie pour sensibiliser à l’importance de la santé mentale. Au terme de cette première semaine, nous avons recueilli les impressions de Pierre Maurage, chercheur l’UCLouvain et à l’initiative du projet.

Le premier dimanche, environ 80 personnes ont pris le départ de la première étape. Nous avons eu la chance de relier Namur à Dinant sous un beau soleil. Cela s’est nettement gâté ce lundi vers Saint-Hubert, mais une bonne dizaine de marcheurs ont tout de même relevé le défi. Nous sommes heureux car ces étapes dans le sud du pays sont capitales en termes de sensibilisation. La population de la province du Luxembourg n’a que peu d’accès aux soins de santé mentale.

Pierre Maurage

Chercheur, UCLouvain

Qui sont ces marcheurs qui parcourent « 1 000 bornes pour la santé mentale » ?

« C’est un mélange de populations. Nous avons de vrais marcheurs qui ont l’habitude de faire de longues marches, mais également des soignants en santé mentale, des patients… Et puis aussi, des personnes qui viennent simplement pour les activités. »

Chaque étape est rythmée par des animations à l’initiative d’associations locales.

« Ce lundi, entre Dinant et Saint-Hubert, le Home Herman s’associait à l’école maternelle de Poix pour organiser une activité intergénérationelle. Et c’est l’un des objectifs de la Grande marche pour la santé mentale : être un catalyseur. »

Est-il encore temps de s’inscrire ?

« Bien sûr ! Les étapes font une cinquantaine de kilomètres, mais vous pouvez marcher 5 km, voire le dernier kilomètre symbolique. Ou simplement vous rendre aux animations. Nous comptons sur un public aussi large que possible pour sensibiliser à l’importance de la santé mentale. »

Alors, vous êtes motivé·e ?

Rendez-vous sur le site des 1 000 bornes pour la santé mentale pour découvrir les prochaines étapes et la marche à suivre pour vous inscrire, sans mauvais jeu de mots.

En attendant, Le Funambule vous donne rendez-vous sur son stand le 10 juillet au Beau Vallon à Namur, pour clore cette Grande marche pour la santé mentale et le bien-être.

Rapport annuel 2020 : pair-aidance, bipolarité et Covid-19

Rapport annuel 2020 : pair-aidance, bipolarité et Covid-19

Avec le retour des beaux jours, Le Funambule dresse le bilan de l'année 2020.

Sur fond de crise sanitaire, notre asbl a tenu le cap contre vents et marées.

Ainsi, à l’aube de la pandémie de Covid-19, Le Funambule a publié son recueil de témoignages bouleversants sur la bipolarité, « Au fil de l’humeur ».

Et puis, le premier confinement s’est invité dans nos vies et a mis entre parenthèses nos groupes de parole. Qu’à cela ne tienne,  nous nous sommes adaptés. Vous avez accueilli les groupes de parole en ligne avec un bel engouement. Nous ne sommes pas peu fiers d’avoir pu continuer à vous soutenir en ces temps difficiles. Sans oublier Cécile qui a trouvé les mots pour vous épauler par téléphone.

Découvrez tout cela en détail dans notre rapport d’activités 2020. Et bien entendu, n’hésitez pas à le partager !

 

Lisez le rapport annuel 2020 du Funambule

Et n’hésitez pas à le partager !

Rapport annuel Funambule 2020

Mireille, l’une de nos bénévoles est aussi artiste slameuse

Mireille, l’une de nos bénévoles est aussi artiste slameuse

Mireille a fait écouter un de ses slams à notre équipe de bénévoles. Celui-ci parle de son propre trouble bipolaire. C’est tout naturellement que nous avons voulu rendre hommage à son travail.

Vous pouvez cliquer ici pour écouter son slam

Je m’appelle Mireille, ou « Mine de rien » dans le milieu du slam.

J’aime la voix, le son, le ressenti, le choix des mots, la musique, le sens, la poésie…


J’utilise « Le slam » ou le « spoken word poetry » pour extérioriser mes tourments, mes rêves, ma personnalité.

Dans ma sphère, un peu comme dans une boîte à musique : dedans il y a mes rêves, mes voyages intérieurs, mes anciennes pressions qui deviennent, grâce au public, partage, passage, transmission et expression.

J’ai écrit ce texte parce que je suis bipolaire, je connais donc ces hauts d’exaltation et ces bas de dépression très profonde.

J’ai eu 3 grosses crises en tout. Je suis stabilisée, je n’ai pas fait de crise depuis 8 ans.

Je suis tout de même très prudente et je fais attention à maintenir l’hygiène de vie  « la plus saine » possible. Ce qui n’est pas toujours facile.

Le suivi psychologique régulier et médicamenteux est nécessaire pour moi.

M’exprimer m’aide à « faire sortir » des émotions, des blocages , des souvenirs mais aussi des joies et des bonheurs …

Cela m’aide aussi à prendre distance et rencontrer d’autres ressentis d’autres personnes.

Le temps m’aide à relativiser, à mûrir, ainsi que la formation que j’ai effectuée en Pair-aidance à Mons et qui m’a amenée à connaître avec plaisir un peu mieux le funambule.

Voici le texte de mon slam  « spoken word poetry »:



« Tout peut basculer !

Il suffit de permettre à sa vision de changer,

Laisser, laisser les saisons s’enchaîner.

Y a ce qu’on ne doit pas contrôler,

Surtout quand arrive l’hiver.

Faut aussi voir son caractère,

Percevoir autrement. 

Tout peut basculer !

Naturellement.

Le verre plein d’optimisme, 

On peut le regarder ;

Mais ne pas se noyer !

Ni se soûler !

Ni tituber !

Toujours, toujours s’ajuster.

Laisser, laisser les idées s’entrechoquer.

Moi, multiple, changeante, unique et persévérante,

Je me demande, j’attends, j’appelle l’ascenseur d’humeur qui monte parfois jusqu’au ciel.

De temps en temps il reste bloqué.

Faut le secouer,

Sauter,

Appeler du renfort,

Parce qu’il semble mort.

Il est quand même pratique, même s’il a des caprices.

Comme quand je descends dans les abysses,

Mes humeurs jouent aux yoyo

Je suis comme un bébé dans son berceau, qu’on berce … dans son berceau, de bas en haut

Comme un marin, parfois les grandes vagues font chavirer mon bateau.

Avec l’ascension,

La chute,

Le tout lié à mes tripes :

Ma tête, mon cœur, mon corps, on forme une sacré équipe.

Au fond du fond, 

D’un bout à l’autre de l’accordéon,

Il y a la musique,

Loin d’être classique.

Et moi qui marche sur les lignes de la partition

Et qui tente de former une sorte de chanson.

Cette mélodie,

Elle s’appelle … La vie »